Tout ce que vous avez loupé durant la semaine du 13 au 19 janvier 2020



Europe


-France : Dans un tweet, E. Macron rappelle l’attachement de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni à l’accord sur le nucléaire iranien. Il annonce par ailleurs, être ouvert au dialogue avec l’Iran, si le pays n’engage plus d’actions susceptibles de nuire à la stabilité de la région. De plus, le Washington Post a récemment dévoilé une enquête dénonçant les pressions faites par D. Trump sur ces trois pays européens. Le président américain aurait menacé de mettre une taxe sur l’importation de voitures en provenance d’Europe, si ils n'entament pas la procédure, de règlement des différends, présente dans l’accord de Vienne. Cette démarche contraindrait l’Iran à respecter ses engagements sur le nucléaire sous peine d’un retour des sanctions de l’ONU.


-France : Le sommet de Pau a permis d’éclaircir la volonté des Etats du G5 Sahel concernant la présence française dans la région. Ils se sont entendus pour renforcer la coopération militaire. Les Etats du G5 Sahel ont par ailleurs, reconnu l’importance de l’appui militaire américain, que le gouvernement de D. Trump veut considérablement réduire. Par ailleurs, quatre piliers ont été définis :

  • Stratégique et militaire.

  • Formation des armées sahéliennes.

  • Retour des Etats et administrations.

  • Développement.

→ A lire : Dégradation de la situation au Sahel


-Lyon (France) : Ouverture du procès de B. Preynat, prêtre accusé d’agressions pédophiles. Rappelons qu’avec la multiplication des scandales de pédophilie au sein de l’église catholique dans le monde, le Pape avait, en décembre 2019, levé le secret pontifical sur les abus sexuels sur mineurs.


-Irlande : Le premier ministre irlandais souhaite la mise en place d’élections législatives anticipées et demande la dissolution du parlement. Aucune date officielle n’a été annoncée, mais il semblerait que les élections se dérouleront après le Brexit.

Espionnage : Un ancien ambassadeur de l’Union Européenne en Corée du Sud est accusé d’espionnage au profit de la Chine, depuis 2017. Il aurait transmis des informations sur le personnel de l’administration européenne et des données économiques. Cette affaire survient à une période où la Chine exerce une forte influence en Europe : Collaboration de l’Italie dans la mise en place de la nouvelle route de la soie chinoise, construction par Huawei des réseaux 5G en Allemagne et au Royaume-Uni etc.


-Russie : V. Poutine va proposer une réforme de la constitution qui sera soumise au référendum. Ces changements viseront principalement à renforcer les pouvoirs du Parlement. Cette réforme est perçue par les opposants politiques de V. Poutine comme une tentative du président russe de rester au pouvoir à la fin de son mandat.



Afrique


-Angola : Une nouvelle enquête du Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ) détaille comment Isabel dos Santos, fille de l’ancien président de l'Angola, a bénéficié des soutiens de l’Etat pour se bâtir un empire à 2 milliards.


-Egypte / Ethiopie : Le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a demandé dimanche 12 janvier au président sud-africain Cyril Ramaphosa d’intervenir pour apaiser un différend de longue date avec l’Egypte au sujet d’un important barrage hydraulique que l’Ethiopie construit sur le Nil Bleu. Ce barrage nommé le grand barrage de la Renaissance doit devenir le plus grand ouvrage hydroélectrique d’Afrique, mais sa construction, entamée en 2011, inquiète l’Egypte, située en aval, qui dépend du fleuve pour plus de 90 % de son approvisionnement en eau.

L’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan ont esquissé mercredi 15 janvier un compromis au sujet du barrage et se sont donné rendez-vous fin janvier à Washington pour surmonter les dernières divergences et finaliser un accord.


-Libye : Le maréchal Khalifa Haftar et Fayez Sarraj, chef du gouvernement d’accord national, sont attendus à Moscou pour signer l’accord sur le cessez-le-feu, établi à la demande de Moscou et d’Ankara.

Un groupe proche du maréchal Haftar a appelé, vendredi 17 janvier, à bloquer les exportations pétrolières du pays pour protester contre l'intervention turque, tandis que des manifestants, eux aussi favorables au maréchal, ont envahi, dans l'est du pays, le terminal pétrolier de Zoueïtina et proclamé sa fermeture. La compagnie nationale libyenne, la NOC, condamne les appels au blocage des ports pétroliers.

Par ailleurs, plusieurs pays, dont les principaux acteurs en Libye, se sont réunis ce dimanche 19 janvier, sous l’égide de l’ONU,à Berlin pour consolider la trêve et tenter de mettre fin aux ingérences étrangères qui enveniment le conflit dans ce riche pays pétrolier d'Afrique du Nord.

→ A lire : Crise en Libye : quelles évolutions ?


-Mali : Un accord a été trouvé et signé pour la sécurité de la ville de Ménaka dans le Nord. Cet accord entre l'ex-rébellion Coordination des mouvements de l’Azawad et les groupes armés dits de la Plateforme, favorables aux autorités de Bamako, a été établie afin de mettre fin à la circulation des armes, l'insécurité, les violences intercommunautaires. L’objectif est donc de restaurer la sécurité dans et autour de la ville de Ménaka.


-Mali : Les Etats-Unis ont réclamé, mercredi 15 janvier, au Conseil de sécurité de l’ONU une refonte, avec sa réduction, de la Mission de paix de l’ONU au Mali (Minusma), car ils la jugent non pertinente face aux menaces terroristes. La France et la Russie se sont opposées à cette demande.


-Niger / Mali : Des centaines d'habitants de Chinagoder, au Niger, à quelques kilomètres de la frontières malienne, ont trouvé refuge dans la localité d'Anderamboukane, au Mali. Ils fuient les violences terroristes, après l'attaque de la base militaire, qui a tué 89 soldats nigériens jeudi dernier.


-Burkina Faso : Face au Sommet de Pau (France), un contre-sommet a été organisé à Pô, un « sommet des peuples ».


-Rwanda : Le Bureau d’investigation rwandais a présenté vendredi 17 janvier deux hommes à la presse identifiés par les autorités comme étant des leaders d’organisations considérées comme terroristes par Kigali et opérant dans l’est de la RDC. Les deux hommes en question sont : Herman Nsengimana, porte-parole du FLN, branche armée du MRCD, mouvement d’opposition en exil et Theobald Mutarambirwa, ancien secrétaire général du parti d’opposition non reconnu PS-Imberakuri.


-Sahel : Visite de Florence Parly, ministre française des armées, au Sahel ce dimanche avec ses homologues européens estonien, portugais et suédois. Elle plaide pour un réengagement nécessaire de tous les acteurs sur le théâtre sahélien.


-Soudan du Sud : Washington met la pression sur Salva Kiir, président de la République du Soudan, et Riek Machar, homme d’Etat Sud-Soudanais, pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale.



Moyen-Orient


-Irak : Dimanche 12 janvier, une base militaire irakienne abritant des soldats américains a été visée par huit roquettes. Ces actions n’ont pas été revendiquées mais le gouvernement américain les attribue à des groupes armés irakiens pro-Iran.


-Iran : Après l’aveu du gouvernement d’avoir abattu par erreur un avion de ligne, des protestations anti-gouvernementales appelant au départ du leader suprême Ayatollah Ali Khamenei, ont eu lieu dans plusieurs villes du pays. Face à cette situation, D. Trump a appelé le gouvernement iranien à ne pas tuer les manifestants. Rappelons qu’en novembre 2019, la répression des manifestations anti-gouvernementales avait fait plus d’une centaine de morts (selon Amnesty International). L’utilisation de gaz lacrymogène et des tirs ont été dénoncés par des observateurs, alors que le gouvernement nie toute utilisation de la violence. Par ailleurs, le gouvernement iranien a assuré que les responsables de l’accident seront sanctionnés. Les premières arrestations ont débuté mardi.

→ A lire : Tensions entre l’Iran et les Etats-Unis : beaucoup de bruit pour rien ?


-Liban : Mardi 14 janvier 2020 marque le 90e jour de contestation au Liban. Depuis octobre 2019, la population manifeste contre la crise économique, réclame le départ des dirigeants accusés de corruption et la formation d’un nouveau gouvernement indépendant des partis politiques traditionnels. Le premier ministre Saad Hariri avait démissionné fin octobre, mais depuis, un gouvernement peine à se former. Les dernières manifestations du week-end ont été marquées par de violents affrontements avec la police, faisant au moins 377 blessés dans les deux camps.


-Syrie : L’ONU demande à ce que les milliers d’enfants de djihadistes étrangers, détenus dans les camps kurdes en Syrie, soient rapatriés au plus vite. Un rapport de l’ONU met en avant les conditions dangereuses (manque de chauffage, inondations, pénurie de médicaments et de soin), ayant conduit au décès de 370 mineurs en 2019. La Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) avait déjà appelé au rapatriement de ces enfants, mais les Etats, dont la France (300 enfants), n’agissent pas dans ce sens.


-Méditerranée orientale : Le porte-avion français Charles de Gaulle sera déployé dans la région pour rejoindre la coalition internationale dans la lutte contre l’EI.



Asie-Pacifique


-Myanmar : Visite du président chinois en Birmanie, afin de renforcer la coopération des deux pays en matière d’économie et au niveau régional.

→ A lire : La Birmanie face à la Cour Internationale de Justice


-Chine : Une nouvelle épidémie de pneumonie s’est déclenchée à Wuhan. A l’heure du nouvel an chinois (24-25 janvier 2020), un des plus grand mouvements migratoires au monde, le gouvernement chinois minimise la situation et censure. La dernière épidémie de Sras dans les années 2000 avait fait 650 morts. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont déjà mis en place des mesures sanitaires dans les aéroports pour contrôler les passagers. Pour l’heure, 62 personnes ont été infectées par le virus, dont deux sont décédées. Par ailleurs, 1 cas a été recensé au Japon et 2 en Thaïlande.


-Chine : Un rapport de Human Rights Watch dénonce l’action de la Chine contre « le système international de protection des droits humains ». Au sein du pays, le gouvernement a mis en place un système de répression et de surveillance intense. A l’extérieur du pays, la Chine utilise les leviers économiques et diplomatiques pour faire taire les critiques.


Amériques


-Etats-Unis : Washington compte réduire sa présence militaire en Afrique. Selon Mark Milley, le chef d’état-major américain, les ressources que le Pentagone consacrent à l’Afrique pourraient être réduites et ensuite redirigées, soit pour améliorer la préparation des forces aux Etats-Unis même, soit vers le Pacifique. Cette annonce, faite au moment où la France réunit les dirigeants du G5 Sahel pour tenter de resserrer le front antidjihadiste, hypothèque les efforts déployés par les Européens pour aider la région.


-Etats-Unis : Le Congrès américain a approuvé le nouvel accord de libre échange (AEUMC) avec le Canada et le Mexique.


-Etats-Unis : L’acte d’accusation contre D. Trump a été remis au Sénat, qui va devoir se prononcer sur la destitution du président.


-Etats-Unis/Chine : La première phase de l’accord bilatéral entre Pékin et Washington a été signée mercredi 15 janvier à la Maison Blanche, ce qui marque le début d’une trêve dans la guerre commerciale qui opposent les deux pays.


-Venezuela : Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a annoncé être ouvert à un dialogue avec les Etats-Unis afin d’améliorer les relations entre les deux pays. Il a assuré que si son homologue américain, Donald Trump, levait les sanctions contre Caracas, les entreprises américaines pourraient largement bénéficier des ressources pétrolières vénézuéliennes.

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